Depuis l’antiquité la plus reculée, l’être humain a voulu recréer sa propre nature de manière artificielle. La création de machines à forme humaine a été une constante dans de nombreuses civilisations afin de tester l’ingéniosité ou le plaisir, mais, fondamentalement, les esprits intelligents des hommes du passé recherchaient aide à améliorer le travail mécanique cela impliquera la force et la répétition.

La création d’un similitude humaine dans une machine, ou un automate, implique la reproduction exacte des mouvements et des capacités humaines. Preuve en est l’automate créé à Londres, vers 1900, par Henri Maillardet, fabricant suisse d’horloges et autres mécanismes qui “donna vie” à une machine, dessinateur capable de reproduire des dessins et écrire sous forme de versets.

Plus tard, avec les progrès de la technologie, des composants mécaniques artificiels ont été créés pour être implantés dans le corps humain, supplantant ses propres lacunes.

Le domaine de la robotique appliquée à la médecine transforme la vision du robot, qui passe d’une pièce mécanique inanimée à quelque chose ayant la capacité d’aider un être humain dans sa santé. De cette façon, il devient quelque chose comme un être altruiste, avec des valeurs humaines.

Comment la robotique peut-elle être nécessaire en médecine ? Voici quelques exemples. Le point commun à tous est que la robotique peut aller là où les humains, en raison de leurs propres limites, ne le peuvent pas.

 

Robotique dans les opérations chirurgicales

En chirurgie, les avancées technologiques intervenues depuis le début du 21e siècle ont conduit à une diminution de l’invasion des opérations chirurgicales, en plus de faciliter la tâche des chirurgiens. Certains des avantages sont :

  • Chirurgie laparoscopique, opération mini-invasive d’ablation de la vésicule biliaire et aussi en cardiologie.
  • Chirurgie traumatologique, guidé par les images.
  • Système robotique pour les opérations de la hanche et du genou.

 

Prothèses robotiques

Nous assistons de plus en plus à des progrès dans le domaine de la santé, mais nous ne disposons toujours pas de solutions définitives en cas d’altérations physiques dues à une maladie ou à des amputations à la suite d’un accident. Des progrès sont réalisés dans la recherche de prothèses robotiques qui peuvent, dans de nombreux cas, les fonctions de remplacement de toute partie de notre corps qui a été endommagée.

Une prothèse robotique est une pièce autonome et intelligente qui, grâce à des capteurs, des processeurs et des processus de contrôle complexes, est capable d’effectuer une action corporelle fonctionnelle. Aujourd’hui, il existe des enquêtes qui donnent des résultats optimaux :

  • Énergie sans fil dans le corps.
  • Muscles artificiels des membres (fabriqués avec des matériaux souples qui répètent les mouvements identiques à l’original).
  • Mini robots moteurs en chirurgie (capables de se déplacer dans les artères).
  • Transistors flexibles autour des tissus.
  • Puces préparées pour la réparation des neurones.
  • Oesophage synthétique.
  • Lentilles de contact pour mesurer le glucose.
  • Oeil et oreille bioniques.
  • Exosquelettes artificiels.

 

C’est un grand défi, qui demande d’énormes efforts, de concevoir et de mettre en œuvre l’efficacité d’une nouvelle prothèse. C’est pourquoi des entreprises importantes, telles que Telefónica, promeuvent la connaissance de la robotique en classe avec des programmes et des concours nationaux qui promeuvent les connaissances et la recherche dans ce domaine.

Un autre exemple est la Fondation SCIENTIA, qui promeut également l’implication des plus jeunes en robotique avec le concours national annuel Première Ligue Lego, un événement considéré le plus grand rassemblement de science, de robotique et de valeurs sur le territoire espagnol. Il s’agit d’un programme destiné aux élèves âgés de 10 à 16 ans dans lequel, de manière ludique, ils participent et apprennent en contact direct avec la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM).

Dans la lignée des prothèses robotiques, nous soulignons la participation à la Première Ligue Lego (dans laquelle ils ont obtenu la septième meilleure position en finale avec 56 équipes participantes cette année) de l’école La Farga de Sant Cugat, avec son équipement robotique WaWot, un groupe formé de 11 étudiants du 4ᵉ de l’ESO.

Le défi pour les participants de cette année était de pouvoir identifier un problème physique ou social humain lors d’une exploration spatiale à long terme. L’équipe WaWot a conçu une chemise électrostimulante qui aiderait à prévenir les problèmes musculaires chez les astronautes et, pour ceux d’entre nous sur Terre, aider à traiter les affections musculaires du dos. Cette chemise se compose de deux couches. Le premier, celui en contact avec la peau, comporte des électrodes reliées à une plaque de base au moyen d’un tissu conducteur et le reste est constitué d’un tissu non conducteur. La deuxième couche est la couche extérieure, constituée d’un tissu isolant et élastique.

Ce projet a été soutenu par des professionnels de la santé tels que le département de rhumatologie de l’hôpital del Mar et plusieurs professeurs de médecine et d’ingénierie électronique de l’Université autonome de Barcelone. La Fondation MGS a parrainé la participation de l’équipe WaWot dans la compétition Première Ligue Lego.

Il y a encore un long chemin à parcourir dans le domaine de la robotique, mais l’implication est essentielle pour continuer la recherche au profit de la société, avec l’objectif de rendre la technologie aussi humaine que possible.